Souvent moins connus que les ouvrières et la reine, les faux-bourdons sont pourtant indispensables à la reproduction des colonies.


Il est généralement plus trapu qu’une ouvrière, avec de très grands yeux qui se rejoignent presque sur le dessus de la tête. Il ne possède pas de dard. Il ne récolte ni nectar ni pollen et ne construit pas les rayons.
Le faux-bourdon se développe à partir d’un œuf non fécondé. C’est une particularité de la reproduction des abeilles.
Les nourrices nourrissent la larve dans une cellule généralement plus large que celle d’une ouvrière.
Les ouvrières ferment la cellule avec un opercule de cire bombé, caractéristique du couvain mâle.
Le faux-bourdon adulte sort de sa cellule, puis atteint sa maturité sexuelle après plusieurs jours.
Sa fonction essentielle est de féconder les jeunes reines lors de vols nuptiaux, généralement dans des zones de rassemblement de mâles. Un faux-bourdon qui réussit à s’accoupler meurt après l’accouplement. Ceux qui ne s’accouplent pas retournent à la ruche et se nourrissent des réserves de la colonie.
Leur présence peut également participer à la chaleur du groupe, mais ils ne remplacent pas les ouvrières dans leurs tâches principales. Ils ne butinent pas et ne défendent pas la ruche avec un dard.
Les faux-bourdons apparaissent surtout au printemps et en été. Leur vie dure souvent quelques semaines à environ deux mois, selon les conditions. Quand les ressources diminuent à la fin de la saison, les ouvrières peuvent les expulser de la ruche.
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